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La Seine était rouge
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La Seine était rouge, de Leila Sebbar, éd. Babel Actes Sud

La Seine était rouge



Le 17 octobre 1961 à Paris, une manifestation pacifique tourne mal et des dizaines d'Algériens sont tués. La mère et la grand-mère d'Amel, adolescente de 16 ans, y étaient. Mais elles refusent d'en parler. Amel en saura plus grâce au film de Louis, le fils d'une Française qui avait adopté la cause algérienne.
L'adolescente sera douloureusement confrontée à la réalité de ces témoignages.

 

 

 

Née à Aflou, en Algérie, d'un père algérien et d'une mère française, Leïla Sebbar vit aujourd'hui à Paris. Romancière et nouvelliste, elle est l'auteur d'un grand nombre de livres parmi lesquels la trilogie de Shérazade (Stock), Je ne parle pas la langue de mon père (Julliard), Les Femmes au bain (Bleu autour), Le Peintre et son modèle (Al Manar-Alain Gorius), Le Ravin de la femme sauvage (Thierry Magnier), Mon cher fils (Elyzad).

Un formidable documentaire est sorti en 1992 sur cette même journée : Une journée portée disparue, de Philip Brooks et Alan Hayling.

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// la minute de poésie
Théodore Agrippa d'Aubigné

Tout cela qui sent l'homme à mourir me convie,
En ce qui est hideux je cherche mon confort :
Fuyez de moi, plaisirs, heurs, espérance et vie,
Venez, maux et malheurs et désespoir et mort !

Je cherche les déserts, les roches égarées,
Les forêts sans chemin, les chênes périssants,
Mais je hais les forêts de leurs feuilles parées,
Les séjours fréquentés, les chemins blanchissants.

Quel plaisir c'est de voir les vieilles haridelles
De qui les os mourants percent les vieilles peaux:
Je meurs des oiseaux gais volants à tire d'ailes,
Des courses de poulains et des sauts de chevreaux !

Heureux quand je rencontre une tête séchée,
Un massacre de cerf, quand j'oi les cris des faons ;
Mais mon âme se meurt de dépit asséchée,
Voyant la biche folle aux sauts de ses enfants.

J'aime à voir de beautés la branche déchargée,
À fouler le feuillage étendu par l'effort
D'automne, sans espoir leur couleur orangée
Me donne pour plaisir l'image de la mort.

Un éternel horreur, une nuit éternelle
M'empêche de fuir et de sortir dehors
Que de l'air courroucé une guerre cruelle
Ainsi comme l'esprit, m'emprisonne le corps !

Jamais le clair soleil ne rayonne ma tête,
Que le ciel impiteux me refuse son œil,
S'il pleut qu'avec la pluie il crève de tempête,
Avare du beau temps et jaloux du soleil.

Mon être soit hiver et les saisons troublées,
De mes afflictions se sente l'univers,
Et l'oubli ôte encore à mes peines doublées
L'usage de mon luth et celui de mes vers.

Théodore Agrippa d'Aubigné, Le Printemps, « Stances », I,

Agrippa d'Aubigné

Né le 8 février 1552 près de Pons en Saintonge, Théodore Agrippa d’Aubigné publie la première édition des Tragiques en 1616. Il meurt le 9 mai 1630 à Genève

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