Manière noire
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Manière noire, de Xavier Hanotte (Belgique), éd. Labor

Manière noire


« Bruxelles s’endort dans le vide couleur néon de ses bureaux et de ses magasins. La vie se réfugie alors dans les banlieues, à l’abri des volets
mécanique et des rideaux, quand le bon peuple tire un trait sur le monde et l’enferme jusqu’au lendemain dans le bocal hermétiquement clos d’une
télévision. »
L'inspecteur de police belge Barthélemy Dussert, traducteur à ses heures du poète britannique Wilfred Owen, est chargé d'une enquête sur un terroriste qu'on croyait mort.
Pour ce faux distrait, cet éternel mélancolique dont la vocation est née d'une déception amoureuse, la réouverture de ce dossier tient de l'absurdité administrative. Mais, peu à peu, au fil des recherches qui le mènent de Bruxelles à Prague, l'inspecteur Dussert va se mettre à croire aux fantômes...

 


Né en 1960 en Belgique, Xavier Hanotte vit dans la banlieue bruxelloise. Philologue, il a traduit quelques-uns des plus grands romanciers flamands et néerlandais contemporains parmi lesquels, aux éditions Belfond, Hubert Lampo et Maarten't Hart. Il s'est aussi intéressé à l’œuvre du poète anglais Wilfred Owen (Le Castor Astral). Ses romans, Manière noire (1995), De secrètes injustices (1998), Derrière la colline (2000), Les Lieux communs (2002), Ours toujours (2005), Le Couteau de Jenufa (2008), ainsi que son recueil de nouvelles L'Architecte du désastre (2005), tous publiés chez Belfond, ont été unanimement salués par la critique.

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// la minute de poésie
Marcos Siscar

DIPTYQUE DU SILENCE

II.

J'ai été interdit de silence. Je connais bien ce qui fait mal. Je lis sur chaque partie de mon corps l'histoire d'une humiliation. Quand on mâche le bâillon il n'y a que le corps qui médite, mélancolique, volontariste, hors de ses gonds, en deçà ou au-delà de ce dont il s'agit. Le corps ne tait pas, il est du témoignage volontaire. Le corps revendique le droit à la parole. Ce qui n'a pas été dit peut-il être oublié ? Seul ce qu'on tait doit être dit. Le verbe s'est fait chair par le silence. Mes mains font les gestes d'un paysan, dont la féroce agriculture m'apporte la promesse de l'oubli.

Marcos Siscar, Le rapt du silence, éditions Le temps qu'il fait, 2007. (traduit du portugais - Brésil par Raymond Bozier et l'auteur)

 Marcos Siscar

Ce poème vous est offert avec l’aimable autorisation de l'éditeur à l’occasion du concours “Fabriquez un poème 2010-2011”.


Ce recueil de Marcos Siscar fait partie de la sélection du concours Fabriquez un poème organisé par le Centre du livre et de la lecture, qui invite les lycéens de Poitou-Charentes et les jeunes en formation à découvrir et lire des poètes contemporains et à composer un poème à partir d’extraits des ouvrages proposés.

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