Pour Peter Wood
Le vagabond joue en sourdine
Un ruisseau, dans une île, peut-être. Un murmure au fond d’un miroir. Le voyageur circulaire, comme le feu le détrousse. Au bout d’un paysage, un oiseau de chiffon. Le globe, ses courants, les ombres des copains. C’est là qu’est la rose, c’est là qu’il faut dormir.
Jean-Yves Bériou, L’Emportement des choses, L’Escampette, 2010.

Ce poème vous est offert avec l’aimable autorisation des éditions L’Escampette (Chauvigny - 86).
Jean-Yves Bériou : de ce poète français installé à Barcelone où il traduit de magnifiques poètes espagnols contemporains (comme Antonio Gamoneda), L’Escampette a d’abord publié en 2003 le recueil Le Château périlleux, très inscrit dans la parole surréaliste et la grande tradition prophétique (depuis Agrippa d’Aubigné). Hostiles à toute poésie d’idées, ses textes disent la « présence, même contradictoire, du monde dans l’homme et de l’homme dans le monde » . Inscrivez-vous et
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