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dernière mise à jour
décembre 2007

Eddy L. Harris

21e Prix du livre en Poitou-Charentes

Photo Eddy L. Harris© Sylvie Biscioni Harlem (couverture)

L’Office du livre en Poitou-Charentes a le plaisir de vous informer de l’attribution du 21e Prix du livre en Poitou-Charentes à Eddy L. Harris pour son ouvrage : Harlem, publié par les éditions Liana Levi.

Les membres du jury présidé par Olivier Cazenave (également Président de l’Office du livre) l’ont élu parmi les sept ouvrages encore en compétition lors de la dernière délibération :

  • Odile Caradec : Masses tourbillonnantes, éd. Océanes
  • Michel Chaillou : Virginité, éd. Fayard
  • Eddy L. Harris : Harlem, éd. Liana Levi
  • Lionel-Édouard Martin : Deuil à Chailly, éd. Arléa
  • Jean-François Mathé : Agrandissement des détails, Rougerie
  • Jean-Pierre Mourey : L'Invention de Morel, Casterman
  • Sofia Queiros : Carabines, Le Dé bleu

Doté de 3 800 euros, ce prix couronne le livre d’un auteur originaire de la région ou vivant en Poitou-Charentes, édité dans l’année qui précède.

Eddy L. Harris, est né à Indianapolis (USA). Poussé par son père, il fait des études dans un collège blanc catholique, premier pas vers la Stanford University. Dès son premier livre, Mississippi Solo (1988), il est salué par la critique américaine. Installé depuis deux ans en Charente, Eddy L. Harris est intarissable sur les charmes de son petit coin de paradis. "...Je crois que l'esprit imprime l'endroit où l'on est né. La Charente ressemble un peu au Missouri. C'est vallonné comme là-bas."

Le Prix du livre en Poitou-Charentes, sera officiellement remis à Eddy L. Harris le
mardi 25 mars 2008 à 18h30 à Ruffec.
Pour la onzième fois consécutive, ce prix et la fête littéraire qui l’accompagnera bénéficient du mécénat de PGA et de son président Pierre Guénant.

C'est fini, le temps des rues pavées d'or. Celles de Harlem sont désormais crasseuses. (...)
Presque chaque rue empeste la ruine, la pauvreté, le désespoir ; et on ne peut se déplacer sans une permanente sensation de danger. Que le danger soit proche ou lointain, voire imaginaire, la sensation, elle, ne disparaît jamais. Comme les Blancs se l'imaginent, ceux qui ont trop peur pour s'aventurer tellement au nord, Harlem est sans nul doute l'endroit le plus sombre, le plus sale et le plus dangereux de la planète. Si Harlem a jamais été un paradis, il n'est certainement plus le même, en tout cas pas dans la réalité, ni même dans l'imagination.(...)

(Extrait de Harlem)